
Les cérémonies commémoratives de l’Armistice du 11 novembre 1918 se sont déroulées cette année à Soissons-sur-Nacey à 10 h 30, puis à Vielverge à 11 h.
De nombreux habitants étaient présents pour rendre hommage à celles et ceux qui ont donné leur vie pour la France.
![]() |
![]() |
Lors de la cérémonie, Monsieur le Maire a lu un poème de François Baron, jeune poète tombé au champ d’honneur et aujourd’hui oublié. À travers ses vers, empreints d’émotion et de lucidité, il évoque la mort toujours présente auprès des soldats et pressent sa propre fin.
Des éclats d’obus m’ont touché. Je vais mourir.
Le sang dégoutte sur mes cuisses, et ma tête
S’alourdit d’un malaise impossible à guérir.
[…] Je n’entends rien, mais j’ai bien mal… Ah ! cette chute
Qui me cloue immobile et froid dans un ravin
Où s’agite le noir désespoir de la lutte !…
Je ne vois rien… Mes jambes tremblent. – Coup de vin…
Avec peine je porte à mes lèvres la gourde.
Je sens que je ne peux plus rien ; oui, c’est la fin.
[…] Ma langue s’épaissit d’une salive amère
Comme au goût vénéneux de l’éponge de fiel.
J’agonise à plat ventre et je mouille la terre.
Un monde se dévoile, idéal, irréel…
Ô mon Dieu, votre voix m’enlève et me console
Puisque mystiquement elle promet le ciel.
Sauvez le dernier souffle et l’ultime parole…
Laissez-moi votre blanc pardon qui me défend :
Il semble que maman me caresse et me frôle.
Et je meurs, comme j’ai vécu : comme un enfant.
La lecture du message de Madame Catherine VAUTRIN, ministre des Armées et des Anciens combattants, et de Madame Alice RUFO, ministre déléguée, a ensuite rappelé l’importance du devoir de mémoire et de la transmission aux jeunes générations.
Les enfants ont déposé une gerbe au monument aux morts, suivis de l’appel aux morts et d’une minute de silence observée dans le recueillement.
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
La matinée s’est clôturée autour d’un vin d’honneur offert à la salle des fêtes de Vielverge, moment convivial permettant à chacun d’échanger dans la fraternité et le souvenir.





